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25/12/2009

L'étendue du phénomène :

a1e93ca79b8286241f8a7064791a5843.jpgLa Cour des comptes a dénoncé "l'opacité de la gestion des personnels au ministère de l'intérieur", "incapable de justifier de l'empoi de 14% de son personnel actif" (Le Monde, 11 janvier 2000) (1). La Cour des Comptes a constaté en 2011 les effets des chiffres de son rapport de 1999, discutés par le le ministre, et détaillés dans son rapport "L'organisation et la gestion des forces de sécurité publique – juillet 2011".


Rapporté aux effectifs du ministère (145 820 fonctionnaires), 14% représentent 20415 personnes. A une moyenne mensuelle de 1800 euros par mois net (soit 3600 chargés) cela fait 882 millions d'euros par an. Le coût des personnes dont le travail est de gérer les situations comme celle du fonctionnaire n'est pas pris en compte, ni celui des répercussions sociales (maladie, chômage, précarité,...).

Le président de la république française avait promis dans son programme électoral l'amélioration de la gestion des ressources publiques. Il a souvent évoqué et mis en oeuvre une politique du résultat au ministère de l'intérieur. Son ministre de la fonction publique actuel a récemment présenté en ce sens la RGPP (révision générale des politiques publiques) dont l'objectif est de maîtriser et rationaliser les dépenses publiques tout en améliorant la qualité des politiques publiques.

La gestion des deniers publics est encadré depuis le 1° janvier 2006 par une loi (la LOLF) et soumise au contrôle de la Cour des comptes. Cette réforme répond à un souci de saine gestion et de la "culture du résultat". Le rapport 2011 de la Cour des comptes ne constate pas dans les faits l'adéquation de l'annonce politique.

La gestion du personnel par le stress est une méthode débordant le cadre de la police. Des médecins, sociologues, s'en sont alertés et s'en préoccupent. L'Etat, qui dirge la fonction publique et des entreprises, comme France Télécom dans laquelle il est le principal actionnaire, manque de réaction. Uen telle abstention peut s'expliquer comptablement. Ils ne coûtent rien à la collectivité. Un travailleur qui se suicide est mutualisé, pris en charge par des assurances et il aura cotisé pour les autres. C'est toute la différence avec les accidents de la route, ceux-ci nécessitent la mobilisation de services publics coûteux (secours, soins), génèrent des pertes d'exploitation et des indemnisations. Des associations et des organisations existent pour conseiller et soutenir les travailleurs en souffrance.

(1) Voir p. 197 et 201 le rapport 1999 : " La fonction publique de l'Etat 1° rapport " -RapportFonctionPublique99.pdf en format PDF

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